Présent hier sur les bancs du tribunal, José Bové s’y connaît en actions syndicales musclées. Plus d’une dizaine lui ont valu d’être traduit en justice mais la plupart du temps d’écoper d’amendes ou de sursis. Il l’affirme haut et fort : « Je n’ai jamais vu quelqu’un jugé en comparution immédiate pour une action syndicale, encore moins avec un mandat de dépôt à la sortie. »

Fatigué mais toujours déterminé, Gérard Jodar a comparu hier matin devant la cour d’appel de Nouméa, qui examinait sa demande de remise en liberté et celle de deux autres militants USTKE. Au sortir d’une audience qui a tourné à la bataille juridique avec le ministère public, l’avocate des syndicalistes se disait « optimiste » sur leur libération, jeudi prochain, jour où la cour rendra sa décision.

José Bové et quatre autres parlementaires écologistes de Métropole ont visité le Camp-Est, hier après-midi. Outre la surpopulation et la vétusté des lieux, ils s’indignent de l’absence d’alternatives à l’incarcération et d’aide à la réinsertion pour ces jeunes « à grande majorité kanak ». La « justice coloniale » en prend pour son grade, sur fond de soutien à Gérard Jodar et aux autres détenus de l’USTKE.

Du 4 au 12 janvier, une délégation d’élus de la métropole, dont José Bové, se rendra en Nouvelle-Calédonie pour rendre visite aux prisonniers du Camp Est et apporter son soutien aux syndicalistes de l’USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités) emprisonnés.

Le mercredi 16 septembre 2009, à l’initiative de José Bové, une délégation de Kanaky a rencontré une dizaine d’euro-parlementaires à Strasbourg pour dénoncer la répression syndicale dont fait l’objet l’USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités). Gérard JODAR président de l’USTKE a été condamné en appel à une peine de 9 mois [...]

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