((/public/actions/climat_ice.jpg|climat_ice.jpg|L|climat_ice.jpg, oct. 2009))A quelques semaines du début de la négociation mondiale sur le climat à Copenhague (du 7 au 18 décembre prochain), les Députés Europe Ecologie, avec le soutien du Groupe Verts/ALE, installeront un homme de glace symbolisant un réfugié climatique, dans la cour centrale du Parlement européen à Strasbourg (bâtiment Louise Weiss) le mardi 20 octobre. Cette sculpture, réalisée par le sculpteur sur glace Christian Claudel, s’élèvera à 2 mètres de hauteur sur un socle de 40cm.

((/public/actions/climat_drapeau.jpg|climat_drapeau.jpg|R|climat_drapeau.jpg, oct. 2009))Illustrant les effets dévastateurs du réchauffement climatique pour l’Humanité, cette action veut montrer la fragilité de la planète au regard du péril climatique qui la guette en cas d’échec des négociations internationales sur le climat qui se tiendront à Copenhague. La baisse de température pendant la nuit figera de nouveau la glace pour quelques heures avant que sa lente fusion ne se poursuive jusqu’à la disparition totale de la sculpture (environ deux jours selon les conditions météo). Les Députés tiendront un point de presse le mardi 20 octobre à 13h (après les votes) dans la cour du Parlement européen. Ce rendez-vous sera l’occasion de faire le point sur les propositions du groupe des Verts/ALE concernant les négociations de Copenhague. __Mardi 20 octobre 2009 à 13 heures – Action et conférence de presse__

Danone est un des trois plus gros acteurs du secteur laitier international. En France, cette société collecte approximativement un tiers du lait produit par les paysannes et les paysans. Un petit tour sur le site internet de cette compagnie est instructif. Tout est publié en anglais (les informations sont destinées bien évidemment aux actionnaires du groupe et aux Fonds de Pension), la section « Résultats » donne des signes d’une surprenante santé financière pour le premier semestre 2009.

Danone annonce en effet que  »__sa marge commerciale a augmenté de 0,98 % pour atteindre 16,8 % par rapport au premier semestre 2009. La très forte augmentation de la marge pour les divisions produits laitiers et Nutrition infantile peuvent être attribuées en grande partie à l’amélioration significative de la marge brute due à des une baisse du prix des matières premières brutes__ » [le lait donc.....]….. Lactalis, qui reste une société en nom collectif, n’a pas besoin de divulguer de telles informations alléchantes sur son site internet pour conforter son cours en bourse. Gageons que les mêmes causes entrainent les mêmes effets et que les membres de la famille Besnier se frottent les mains dans une douillette discrétion. Les manifestations, les blocages de camion et de laiteries en Europe de l’ouest ne semblent pas affecter l’arrogance de Danone et Lactalis, qui avec les autres groupes du secteur laitier continuent leur pression auprès de la commission européenne pour obtenir une baisse des prix sur le marché intérieur. ((/public/.800px-World_locations_of_Danone_Group_factories_svg_m.jpg|danone|L|danone, oct. 2009))%%% Danone dans le monde Bien que basé à Paris, Danone n’est pas une société française. Elle opère (sous des noms de marques différentes ou par l’entremise de devantures) dans un nombre impressionnant de pays sur la planète en ciblant en priorité les pays développés et les pays émergeants (en bleu sur la carte) ou une classe moyenne s’est constituée. Elle a donc développé une stratégie commerciale et financière globale. Les concessions qu’elle obtient de la Commission européenne, lui sont également offertes dans des conditions semblables par des gouvernements de pays comme les USA le Canada, ou le Brésil ou elle obtient également une baisse du prix du lait payé aux producteurs en utilisant le même argumentaire que celui entendu en Europe : il nous faut des matières peu chères pour gagner des parts du marché mondial. D’un bout à l’autre de la planète, les Danone & Co rackettent les éleveurs sous le regard bienveillants de décideurs politiques qui se protègent derrière l’obligation de respecter les règles de l’OMC. Combien de manifestations, combien de faillites et combien de pertes d’emplois seront encore nécessaires pour faire plier cette logique planétaire ?

Dans un document de travail de 204 pages publié le 30 juillet 2009, quinze jours la manifestation des éleveurs laitiers devant le Parlement européen à Bruxelles, la Commission ne prend pas de gants. Page 71, elle annonce clairement la couleur : « l’agro-industrie européenne est confrontée à une difficulté supplémentaire du au fait que les prix des matières agricoles brutes sont plus élevées que ceux payés par ces compétiteurs globaux » . Les grands groupes comme Danone, Nestlé, Unilever, Lactalis sont passés par là et ont été entendu.

Pour renforcer les exportations et les profits des multinationales, les prix aux producteurs doivent encore baisser pour s’aligner sur un prix mondial qui n’a aucune réalité économique. __Le Conseil et la Commission européenne jouent la carte de l’industrie contre celles des paysans.__ Le prix du litre de lait payé aux producteurs en France est encore trop élevé. En Belgique, certains industriels achètent la tonne aux alentours de 180 €. En déclarant que rien ne la fera changer de direction et que les quotas laitiers doivent disparaitre, la Commissaire à l’agriculture exprime haut et fort ce que réclame les lobbies industriels européens. Des millions d’emplois seront détruits dans les campagnes, les services publics fermeront, le tourisme rural sera frappé de plein fouet par cette désertisation des campagnes, mais les poches des dirigeants des multinationales continueront à se remplir. Cette volonté de restructuration ne s’arrête pas au seul secteur de la production agricole. Le document (page 70) dénonce également le fait que le secteur agro-alimentaire « souffre de fragmentation ». Il semble regretter la présence de 99 % de petites et moyennes entreprises de transformation. Il enfonce le clou en indiquant « malgré le nombre important de PME, le secteur agro-industriel en Europe et dans le monde est perçu comme étant dominé par quelques grands acteurs. » Tout semble indiquer dans ce papier que nos commissaires à l’agriculture, au commerce et à l’industrie sont prêts, une fois qu’ils auront tordu le cou aux paysans, à rompre les os des artisans de la transformation. document téléchargeable dans son intégralité (en angalis) ci-dessous

Non à la LGV, en Pays Basque comme ailleurs ! Le mouvement Bizi ! appelle tous(tes) ses membres et ses sympathisant(e)s à manifester ce samedi 17 octobre à 17H00 à Bayonne contre le projet de LGV. Ce projet montre à quel point les divers responsables en charge de l’aménagement du territoire et de la question des transports n’ont toujours pas compris ce que seront nos sociétés dans les 5 décennies à venir.

La raréfaction programmée des énergies fossiles et de certaines des principales matières premières, la lutte contre le changement climatique avec l’urgente, indispensable et massive réduction des émissions des gaz à effets de serre vont profondément modifier nos modes de production, de consommation, de transports et d’aménagement du territoire. Ceux qui pensent qu’on combattra le changement climatique en transférant quelques parts de marché de l’avion au bénéfice d’un TGV de plus en plus rapide n’ont pas pris la mesure exacte des changements à venir. C’en est historiquement fini du « toujours plus loin, toujours plus vite et de plus en plus souvent » en matière de transports. L’heure est à la relocalisation de l’économie et des loisirs, au développement des alternatives au transport (télé-travail, visio-conférences..). On ne peut continuer à aménager le monde demain avec les logiciels datant de celui d’hier. De l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute Pau-Langon en passant par ce projet de LGV, continuer comme avant constitue un véritable déni de réalité qui, au vu de la gravité des catastrophes annoncées si rien ne change en profondeur, est tout bonnement criminel. Un TGV consomme 3 fois plus par voyageur transporté qu’un train normal, émet largement plus de gaz à effet de serre (par la traction et la déforestation causée alors que le train normal utilise les voies existantes), génère un aménagement du territoire non soutenable. Bizi se prononce pour le transport des voyageurs par train plutôt que par avion, et celui des marchandises par train ou par bateau plutôt que par la route. Mais la vitesse des trains doit se fixer un objectif maximal de 200 à 220 km / H, et ils doivent passer par les lignes existantes. Il faut réduire rapidement le volume global des marchandises transportées en faisant notamment de la relocalisation de l’économie -et notamment de la production agricole- une priorité absolue. Pour les marchandises dont la circulation est réellement nécessaire, leur transport doit se faire par containers. Bizi s’étonne du parti pris de préférer à ces derniers les camions entiers sur les wagons Modalohrs (solution autoroute ferroviaire, plus coûteuse et moins intéressante à tous les niveaux que la solution du container) et s’interroge sur les intérêts privés à l’œuvre dans cette affaire. Les investissements énormes requis par la LGV manqueront au développement du fret, des petites lignes de proximité, et à de multiples autres engagements écologiquement souhaitables. Non à la LGV, en Pays Basque comme ailleurs ! Non aux voies nouvelles ! Oui à la modernisation des voies existantes ! http://www.copenhague2009bizi.org/

Ce texte a été lancé à l’initiative d’Hélène Flautre (Europe Ecologie), demandant aux gouvernements français et britannique de renoncer à tout projet de charter conjoint pour l’Afghanistan. __Cet appel sera transmis aujourd’hui à__ : José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne Jacques Barrot, Commissaire européen Justice, Liberté et Sécurité Nicolas Sarkozy, Président de la République française Eric Besson, Ministre de l’Immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire Pierre de Bousquet de Florian, Préfet du Pas-de-Calais Natacha Bouchart, Maire de Calais Je suis signataire de ce texte.

« Alors que les autorités française et britannique prévoient, dans les jours à venir, l’organisation d’un vol-charter, transitant par Bakou en Azerbaïdjan et à destination de l’Afghanistan, qui devrait acheminer plusieurs dizaines de migrants Afghans, présents il y a encore quelques jours aux abords de la « Jungle » de Calais : Nous, Parlementaires Européens, appelons instamment les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d’expulsion vers l’Afghanistan. Ce charter ne doit pas partir ni demain, ni plus tard. Alors que l’Afghanistan est un pays en guerre, il est inacceptable d’y renvoyer ceux qui s’en sont enfuis à la recherche d’une protection en Europe. Ce «charter conjoint» est contraire aux principes d’interdiction des expulsions collectives et de non-refoulement. En mettant ainsi sérieusement en danger la vie de ces réfugiés, la France et la Grande-Bretagne violent leurs engagements internationaux en matière de droits de l’Homme. Nous réaffirmons l’urgence de rendre effectif le droit d’asile en Europe afin de permettre à tout réfugié de solliciter une protection dans le pays de son choix. Dès à présent, la France peut, et doit, suspendre l’application du règlement de Dublin afin d’accueillir et apporter la protection nécessaire aux personnes qui n’ont pas d’autres choix que de fuir les conflits pour trouver refuge en Europe. » Listes des signataires (au 8 octobre à 12heures) Alfano Sonia, ALDE (Italie), Alfonsi, François Greens/ALE (France), Arif Kader S&D (France), Bélier Sandrine, Greens/ALE (France), Benarab-Attou Malika Greens/ALE (France), Bennahmias Jean-Luc ALDE (France), Berès Pervenche S&D (France), Besset Jean-Paul Greens/ALE (France), __Bové José, Greens/ALE (France)__, Brantner Franziska Greens/ALE (Allemagne), Canfin Pascal Greens/ALE (France), Castex Françoise S&D (France), Chountis Nikolaos GUE/NGL (Grèce), Cohn-Bendit Daniel Greens/ALE (France), De Sarnez Marielle ALDE (France), Delli Karima Greens/ALE (France), Delvaux Anne PPE (Belgique), Désir Harlem S&D (France), Ernst Cornelia GUE/NGL (Allemagne), Evans Jill Greens/ALE (Royaume-Uni), Flautre Hélène Greens/ALE (France), Grelier Estelle S&D (France), Grèze Catherine Greens/ALE (France), Griesbeck Nathalie ALDE (France), Guillaume Sylvie S&D (France), Haglund CarlALDE (Finlande), Hautala Heidi Greens/ALE (Finlande), Hoang Ngoc Liem S&D D (France), Hoarau Elie GUE/NGL (France), Jadot Yannick Greens/ALE (France), Joly Eva Greens/ALE (France), Keller Ska Greens/ALE (Allemagne), Kiil-Nielsen Nicole Greens/ALE (France), Klute Jürgen GUE/NGL (Allemagne), Lambert Jean Greens/ALE (Royaume-Uni), Le Foll Stéphane S&D (France), Lepage Corinne ALDE (France), Lichtenberge Eva Greens/ALE (Autriche), Lochbihler Barbara Greens/ALE (Allemagne), Lucas Caroline Greens/ALE (Royaume-Uni), Lunacek Ulrike Greens/ALE (Autriche), Mavronikolas Kyriakos S&D (Chypre), Pargneaux Gilles S&D (France), Peillon Vincent S&D (France), Rinaldi Niccolò ALDE (Italie), Rivasi Michèle Greens/ALE (France), Rochefort Robert ALDE (France), Romeva i Rueda Raül Greens/ALE (Espagne), Rühle Heide Greens/ALE (Allemagne), Sargentini Judith Greens/ALE (Pays-Bas), Scholz Helmut GUE/NGL (Allemagne), Schroedter Elisabeth Greens/ALE (Allemagne), Schulz Werner Greens/ALE (Allemagne), Staes Bart Greens/ALE (Belgique), Svensson Eva-Britt GUE/NGL (Suède), Tarabella Marc S&D (Belgique), Tirolien Patrice S&D (France), Trautmann Catherine S&D (France), Tremopoulos Michalis Greens/ALE (Grèce), Triantaphyllides Kyriacos GUE/NGL (Chypre), Vergiat Marie-Christine GUE/NGL (France), Vergnaud Bernadette S&D (France), Weber Henri S&D (France), Zimmer Gabriele, GUE/NGL (Allemagne).

Cet après-midi, Sandrine Bélier, députée européenne Europe Ecologie – Verts/ALE de la circonscription Est, a interpellé Mme Geslain-Lanéelle, directeur exécutif de l’Agence Européenne de sécurité alimentaire (l’EFSA), auditionnée en commission Environnement, sur l’évaluation des risques de mise sur le marché du MON 810. Par cette intervention, Sandrine Bélier a notamment tenu à rappeler l’insuffisance avérée de l’évaluation des risques et l’absence d’application du principe de précaution qui devrait prévaloir sur toute expérimentation et mise sur le marché européen d’un produit génétiquement modifié. Sandrine Bélier souligne que « L’EFSA « gardienne de la sécurité alimentaire » a reconnu cet après midi, qu’elle n’était pas en capacité, aujourd’hui de convenablement évaluer sur le long terme, les effets environnementaux et sur la sécurité alimentaire de la culture des OGM. Elle a fait état de ses doutes et incertitudes au regard des données scientifiques et techniques disponibles, arguant que les évaluations résultaient d’un processus permanent et que « la science d’aujourd’hui n’est pas la science de demain ». Ce qui n’empêche pas celle-ci de ne rendre que des avis favorables. Il faudrait donc admettre des doutes et des incertitudes sur les risques non maîtrisés dans le domaine de la sécurité alimentaire. Ce n’est pas admissible ». Pour Sandrine Bélier, «l’expérience démontre qu’il existe un réel manque de fiabilité des experts en la matière, ce qui a pour conséquence de fausser, tant sur le plan européen que national, la prise de décision politique. A titre d’illustration, le tribunal administratif de Strasbourg, sur requête de la Fédération France Nature Environnement, a encore épinglé mercredi 30 septembre la France pour manquement à ses obligations communautaires en matière d’OGM. C’est le non-respect de l’obligation de transmettre périodiquement un rapport sur les résultats de la dissémination qui est cette __Son de cloche similaire à l’échelle européenne, pour José Bové, «l’EFSA a enfin démontré par le contenu de ses derniers avis – en particulier celui sur le maïs OGM Mon 810 – qu’elle ne tient toujours pas compte des conclusions du Conseil Environnement du 4 Décembre 2008 qui, à l’unanimité des 27 Etats-Membres, demande un travail de fond sur la réévaluation des effets directs ou indirects à moyen ou à long terme des plantes transgéniques et sur les systèmes agricoles sans OGM». Et José Bové de conclure: «Mieux vaudrait ne pas avoir une Agence qui, avec ce mode de fonctionnement, sert de paravent et permet aux Etats de ne pas exercer leur responsabilité pleine et entière».__ Question Parlementaire Question de Sandrine Bélier à Mme Geslain-Lanéelle : Evaluation du risque MON 810 Des études suggèrent que les organismes non-.ciblés par la transformation génétique comme les lépidoptères (papillons) pourraient être mis en danger par la culture de maïs BT génétiquement modifié. Pourtant certaines études majeures de laboratoires sur ces espèces en Europe n’existent toujours pas. En avril 2008, la Commission européenne a demandé à l’EFSA d’améliorer sa capacité à évaluer les effets indirects et à long terme des OGM. Par la signature d’un mandat de deux ans afin d’élargir et d’améliorer ses connaissances sur l’évaluation du risque environnemental et structurel des plantes génétiquement modifiées, l’EFSA a reconnu publiquement son incapacité à remplir ses obligations légales, à savoir l’évaluation des impacts environnementaux à long terme ! Etes-vous d’accord qu’à l’heure actuelle les effets environnementaux à long terme de la culture des OGM ne peuvent être convenablement évalués ? Comment est-il possible que l’EFSA publie un avis positif sur la réhabilitation du maïs MON 810 en juin 2009, sans même mentionner que ce maïs causera probablement des effets négatifs sur les organismes non-ciblés? L’incertitude reconnue des impacts du MON810 sur l’environnement ne devrait-elle pas être un motif suffisant pour ne pas autoriser cette culture? Rassemblement Europe Ecologie / Groupe Verts-ALE Contacts: Christophe Nonnenmacher Attaché de presse de Sandrine Bélier Christophe.nonnenmacher@gmail.com +33 (0)6 68 11 18 12 Suivi dossier: Céline Giraudeau Assistante parlementaire +33 2 284 7215

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