Le débat public sur l’avenir de la Politique Agricole Commune (PAC) dans l’Union européenne a été lancé le 12 avril 2010 par Dacian Cioloş, membre de la Commission européenne chargé de l’Agriculture et du Développement rural.
Vous pouvez participer au débat jusqu’au 3 juin : http://ec.europa.eu/agriculture/cap-post-2013/debate/index_fr.htm A la mi-juillet 2010, une conférence de synthèse sera organisée et les résultats vont nourrir les travaux de préparation de la communication de la Commission européenne sur la PAC après 2013 (prévue pour novembre) qui présentera des options politiques pour l’avenir. La présentation des propositions législatives est attendue sous présidence polonaise du Conseil de l’Union européenne en 2011.
!!!l’Europe doit exiger la fin du blocus Eva Joly, Députée européenne Europe Écologie, Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne, Europe Écologie et Hélène Flautre, Députée européenne Europe Écologie , présidente de la commission mixte UE-Turquie et José Bové, député européen d’Europe Écologie, prennent connaissance avec effroi des décès des personnes intervenus la nuit dernière à l’issue de la prise d’assaut par l’armée israélienne des bateaux de la flottille de la Paix.
[((/public/.GBA0008079_t.jpg|Mars 2002 José Bové|L|Mars 2002 José Bové, mai 2010))|/public/GBA0008079.jpg||Mars 2002 José Bové]Acheminant du matériel humanitaire, les bateaux civils de la flottille de paix voulaient décharger sur la bande de Gaza des marchandises qui manquent cruellement à la population gazaoui en raison du blocus, imposé par Israël, qui interdit toute reconstruction notamment depuis la fin de l’opération militaire « plomb durci ». De retour, vendredi dernier, d’une délégation officielle du Parlement européen en Palestine et Israël, Eva Joly et Nicole Kiil-Nielsen ont pu constater combien le blocus créait une situation humanitaire et sociale dramatique pour le million de gazaouis qui se sent aujourd’hui totalement abandonné par la communauté internationale. Nicole kiil-Nielsen déclare: » Poussée par l’inertie de l’Europe à jouer un rôle dans la recherche de la paix, la population civile s’organise pour apporter le minimum aux habitants de Gaza. L’assaut meurtrier d’une armée sur des civils constitue une escalade de plus dans la violence, l’Europe doit réagir et condamner avec énergie cet acte de guerre ». Pour Eva Joly estime que » L’inadmissible réaction de l’armée israélienne, qui a entrainé la mort d’au moins dix personnes et de nombreux blessés, ne peut pas rester sans suite diplomatique, l’Europe doit non seulement condamner cette opération, mais en plus elle doit prendre toutes les initiatives possibles pour que des négociations internationales s’ouvrent pour lever le blocus sur Gaza et ouvrir des négociations globales ». Hélène Flautre, Présidente de la Commission parlementaire mixte UE-Turquie déclare: « j’invite les États membres de l’Union européenne à saisir le Conseil de sécurité des nations Unies en s’appuyant sur l’influence grandissante de la Turquie, membre actuel non permanent. Il est impératif que les Nations Unies se saisissent de cette attaque inacceptable et qu’une mission d’enquête soit lancée sur les circonstances de ce qui apparait comme une nouvelle violation du droit international par Israël. Madame Ashton doit immédiatement appeler les États membres à cesser toute coopération militaire avec Israël et renouveler sa demande d’un accès libre pour Gaza. Elle doit, d’autre part, réagir à la mesure de la gravité des évènements et du risque évident d’escalade en se rendant immédiatement sur place ». Pour sa part, José Bové : » Demande la suspension de tout les accords de partenariats économiques entre l’Union européenne et Israël et la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies pour faire appliquer, dans les plus brefs délais, les résolutions visant à la création d’un État palestinien ». ((/public/jose_700x_delarge.jpg|jose_700x_delarge.jpg||jose_700x_delarge.jpg, juin 2010))
Eva Joly, Députée européenne Europe Écologie, Nicole Kiil-Nielsen, députée européenne, Europe Écologie et Hélène Flautre, Députée européenne Europe Écologie , présidente de la commission mixte UE-Turquie et José Bové, député européen d’Europe Écologie, prennent connaissance avec effroi des décès des personnes intervenus la nuit dernière à l’issue de la prise d’assaut par l’armée israélienne des bateaux de la flottille de la Paix.
Acheminant du matériel humanitaire, les bateaux civils de la flottille de paix voulaient décharger sur la bande de Gaza des marchandises qui manquent cruellement à la population gazaoui en raison du blocus, imposé par Israël, qui interdit toute reconstruction notamment depuis la fin de l’opération militaire « plomb durci ». De retour, vendredi dernier, d’une délégation officielle du Parlement européen en Palestine et Israël, Eva Joly et Nicole Kiil-Nielsen ont pu constater combien le blocus créait une situation humanitaire et sociale dramatique pour le million de gazaouis qui se sent aujourd’hui totalement abandonné par la communauté internationale. Nicole kiil-Nielsen déclare: » Poussée par l’inertie de l’Europe à jouer un rôle dans la recherche de la paix, la population civile s’organise pour apporter le minimum aux habitants de Gaza. L’assaut meurtrier d’une armée sur des civils constitue une escalade de plus dans la violence, l’Europe doit réagir et condamner avec énergie cet acte de guerre ». Pour Eva Joly estime que » L’inadmissible réaction de l’armée israélienne, qui a entrainé la mort d’au moins dix personnes et de nombreux blessés, ne peut pas rester sans suite diplomatique, l’Europe doit non seulement condamner cette opération, mais en plus elle doit prendre toutes les initiatives possibles pour que des négociations internationales s’ouvrent pour lever le blocus sur Gaza et ouvrir des négociations globales ». Hélène Flautre, Présidente de la Commission parlementaire mixte UE-Turquie déclare: « j’invite les États membres de l’Union européenne à saisir le Conseil de sécurité des nations Unies en s’appuyant sur l’influence grandissante de la Turquie, membre actuel non permanent. Il est impératif que les Nations Unies se saisissent de cette attaque inacceptable et qu’une mission d’enquête soit lancée sur les circonstances de ce qui apparait comme une nouvelle violation du droit international par Israël. Madame Ashton doit immédiatement appeler les États membres à cesser toute coopération militaire avec Israël et renouveler sa demande d’un accès libre pour Gaza. Elle doit, d’autre part, réagir à la mesure de la gravité des évènements et du risque évident d’escalade en se rendant immédiatement sur place ». Pour sa part, José Bové : » Demande la suspension de tout les accords de partenariats économiques entre l’Union européenne et Israël et la réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies pour faire appliquer, dans les plus brefs délais, les résolutions visant à la création d’un État palestinien » .
Derrière chaque kilo de soja produit, se cache le morceau de terre sur lequel il a poussé. Il en va naturellement de même pour l’ensemble des productions. L’Europe est à l’heure actuelle le premier importateur de produits alimentaires bruts. La facture qu’elle a acquitté l’année dernière atteint la bagatelle de 46 milliards de dollars (132 milliards d’exportations contre 178 milliards d’importations). La Chine arrive en seconde position avec des importations nettes qui s’élèvent à 45 milliards de dollars.
((/public/.2797304018_4d2c02c600_m.jpg|Soja||Soja, mai 2010)) Derrière chaque kilo de soja produit, se cache le morceau de terre sur lequel il a poussé. Il en va naturellement de même pour l’ensemble des productions. L’Europe est à l’heure actuelle le premier importateur de produits alimentaires bruts. La facture qu’elle a acquitté l’année dernière atteint la bagatelle de 46 milliards de dollars (132 milliards d’exportations contre 178 milliards d’importations). La Chine arrive en seconde position avec des importations nettes qui s’élèvent à 45 milliards de dollars. Pour l’Union européenne, les importations de soja brut, représentent 14,5 million de tonnes, les aliments pour le bétail à base de soja, 23 millions de tonnes et le reste 5,5 millions de tonnes. A ces quantités faramineuse, il convient d’ajouter 10 millions de tonnes de maïs qui pour l’essentiel vont également terminer dans les rations des animaux. Au total, 47,5 millions de tonnes de produits agricoles destinés à l’alimentation animale arrivent dans l’Union européenne. Peu étonnant que les élevages hors-sols se soient concentrés autour de ces zones portuaires (Danemark, Nord de l’Allemagne, Pays-Bas, Bretagne, Catalogne, Pays-de-Loire…..) Environ 32 millions d’hectares sont donc nécessaires pour la production de telles quantités. En d’autres termes, l’agriculture de l’Union accaparent une fois et demie la surface agricole cultivée de la France en dehors de ses frontières pour assurer l’alimentation de ses habitants. La plupart de ces terres virtuelles sont situées dans le cône sud de l’Amérique Latine (Brésil, Argentine, Paraguay, qui est devenu en quelques années le pays du soja). Le modèle agricole européen est complètement déséquilibré, il participe activement à la déforestation des grandes zones forestières de l’Amérique du sud que ce soit dans le Mato-Grosso, ou le bassin amazonien. Il impose également un modèle agricole au-delà de ses frontières qui favorisent les grandes exploitations productivistes de monocultures aux dépends de l’agriculture vivrière et locale des familles paysannes. Les décisions prises à Bruxelles sont donc lourdes de conséquences pour des personnes vivant sur d’autres continents. Une telle dépendance fragilise la sécurité alimentaire de l’Union sans parler de sa souveraineté alimentaire. L’alimentation, comme l’ont clairement rappelé les émeutes de la faim qui ont secoué et ensanglanté plus de 40 capitales dans les pays du sud au moment ou les prix internationaux étaient les plus élevés au printemps 2008, est une ressource absolument indispensable à la vie humaine. L’Europe a toujours été fortement tributaire des importations d’aliments pour bétail, plus pour des raisons politiques que pour des raisons agronomiques. Elle s’est en effet engagée lors de la créatif de la PAC en 1957, à laisser entrer sur sol sans les taxer les tourteaux de soja et d’autres protéagineux d’origine américaine. En 1973, suite à une récolte catastrophique, les États-Unis décide unilatéralement un embargo. L’élevage européen, déjà dépend à 88 % des importations, est frappé de plein fouet. Cette décision aura un impact sur la hausse subite des produits alimentaires en Europe et sera un des déclencheurs de l’inflation. L’accaparement direct des terres par des multinationales et par des États est une des composantes de l’appropriation des sols. Les importations et les terres virtuelles qu’elles camouflent participent également à spolier les petits paysans de leurs moyens de production. L’Union européenne doit profiter de 2013 et de la réforme qu’elle prépare pour corriger ces grands déséquilibres.
Ce mercredi 19 mai, le Parlement européen a rejeté une proposition de la Commission européenne sur l’utilisation de la thrombine bovine/porcine, comme additif alimentaire, utilisée pour agglomérer des morceaux de viande. Les députés du Groupe des Verts/ALE sont soulagés du vote du Parlement.
Pour __José Bové__ (Verts/ALE) vice -président de la commission de l’agriculture: « L’idée d’utiliser, la thrombine, pour agglutiner des bouts de viande et de pouvoir les vendre comme des morceaux entiers ne pouvait naître que dans des esprits attirés par le gain à court terme. Que cette proposition des industriels ait été relayée par la Commission européenne est un scandale et montre que M. Barroso est plus sensible aux intérêts des firmes de l’agro-alimentaire qu’à ceux des consommateurs européens. Le Commissaire européen Dalli vient de se faire taper sur les doigts par les députés qui se sont majoritairement opposés à ingurgiter sa cuisine industrielle peu ragoutante. Je m’en félicite et j’espère qu’il aura enfin compris que sa mission est de réellement protéger ses concitoyens contre l’appétit insatiable des firmes de l’agro-industrie. Qu’il en prenne de la graine pour modifier sa perception sur le dossier des OGM ». __Michèle Rivasi__ (Verts/ALE) membre de la commission de l’environnement a estimé que: « Le problème de la thrombine n’est pas sa dangerosité, même si des incertitudes sanitaires existent sur ce plan, mais son aspect trompeur. Il est impossible à l’oeil nu, non averti, de faire la différence entre une pièce de viande d’une autre agglomérée à base de thrombine. C’est extrêmement fallacieux. Une telle autorisation est contraire à un réglement communautaire de 2002 qui stipule que toute législation sur les aliments doit prévenir en particulier toute pratique pouvant tromper les consommateurs. Avec la thrombine, on trompe le consommateur sur la qualité du produit, en transformant de petits bouts de viande éparpillés en un seul bloc compact, soudé ensemble. » L’usage de la thrombine revient à mettre sur le marché une sorte de viande préfabriquée et artificialisée. Je ne vois pas tres bien où est l’intérêt pour le consommateur. Il faut arrêter de vouloir mentir au consommateur ou de chercher à travestir la réalité. Ce n’est pas ainsi que les industriels vont retrouver la confiance des consommateurs. »

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