Fin 2011, le Conseil d’Etat  avait annulé les  arrêtés de février 2008
d’interdiction du maïs insecticide de Monsanto, suivant l’Arrêt de la
Cour Européenne de Justice, pour vice de forme. Le gouvernement
français avait annoncé sa décision de prolonger temporairement
cette interdiction de culture le 20 février dernier.
 
Hier soir, dans un communiqué de presse, le gouvernement a annoncé
avoir interpellé la Commission Européenne au sujet de la culture de
cette variété de maïs, et avoir décidé la publication dimanche au JO d’un arrêté d’interdiction temporaire de culture du maïs OGM Mon810.
 
La nouvelle majorité, quelle qu’elle soit, aura la responsabilité
de la prolongation du moratoire sur les OGM et devra garantir aux
paysans et aux consommateurs le droit de produire et de consommer sans
OGM.
 
Au sein du Conseil Européen, le futur Ministre de l’Agriculture en lien étroit avec son collègue de l’Environnement devra œuvrer pour l’interdiction communautaire des plantes transgéniques à
la culture, plantes dont le bénéfice n’a pas été mise en évidence. Il devra également amorcer la réimplantation des plantes fournissant les protéines
indispensables à l’élevage afin de sortir de la dépendance au soja OGM
massivement importé, en particulier du continent américain.

Ce mercredi 14 mars 2012, le Parlement européen a voté sur un accord qui met fin à un différend, de plus de 16 ans, entre l’UE, le Canada et les USA sur la question du bœuf aux hormones. la résolution de ce conflit permet désormais à l’UE de maintenir l’interdiction d’importer des bœufs traités aux hormones en échange d’importations accrues de viande bovine non hormonée.

En concédant un quota symbolique d’importation de viande bovine non hormonée aux USA, le vote du Parlement européen met fin à un conflit qui durait depuis plus de 16 ans.

Au niveau international, le litige est clos sans que l’Union européenne ait eu besoin de modifier les standards sanitaires qu’elle applique en
interne pour protéger ses consommateurs. Elle ne s’est pas alignée sur le moins disant comme l’OMC cherchait à la contraindre de faire à travers les deux décisions qu’elle avait prises et qui la condamnaient.

La démocratie a prévalu. Nous devons nous employer maintenant au niveau international à faire évoluer les réglementations
sanitaires laxistes qui sont dictées au codex Alimentarius par les principaux lobbies de l’agro-alimentaire, comme l’ILSI que j’ai dénoncé à
de nombreuses reprises. Dans ces domaines, la santé des consommateurs et la protection de l’environnement sur le long terme doivent être nos préoccupations principales.

Pour rappel:

1980 : première action pour l’interdiction de l’utilisation d’hormones de
croissance dans l’élevage en France
1989 : interdiction des hormones par l’Union européenne
1996 : Les Etats-Unis portent plainte contre l’UE à l’OMC pour entrave à
la liberté du commerce
1999 : condamnation de l’UE par l’OMC et surtaxation de 60 produits
alimentaires européens dont la première Appellation d’Origine Protégée, le
Roquefort.
2012 : vote du Parlement européen met fin à 16 ans de conflit
transatlantique.

Articles de presse à ce sujet:
Le Monde : La « guerre des hormones » entre l’UE et les Etats-Unis est terminée
Les Echos : Fin de vingt ans de conflit sur le boeuf aux hormones

1 mars 2012 11:00-2 mars 2012 11:00

11:00 José Bové sera sur le stand d’IRQUALIM pour une rencontre autour de son livre « Changeons de CAP, changeons de PAC »

Puis à partir de 15h, il sillonnera les allées du salon en compagnie d’Eva Joly, candidate à l’élection présidentielle pour Europe Ecologie :

Hall 1 Animaux : Race Gasconne invitée du Salon avec la vache Valentine races locales et biodiversité www.gasconne.com 15h00/15h15
Allée K 37- 38

lait Stand Montbéliarde1K 86
viande Race Limousine 1 K 82
Race Ovine
Coram Collectif des Races des Massifs http://www.races-montagnes.com/
Stand 1A07 ou 1F 11

Hall 2.2 Odyssée Végétale
Légumes de France Allée C 34 15h45/16H00
Office National des Forêts
Brasseurs de France

FNSEA Hall2.2 A 014 16h15/16h30

Hall 3 Organisations Agricole

JA Jeunes Agriculteurs Stand C89 calé
FNAB – Agence BIO stand 3C93
Conf Paysanne Allée 3 D 94 17h00:17h15
Coordination Rurale Allée C 102 Bis 17h15/17h30

Halls 7.1:7.2 Provinces
Dom-Tom Réunion Mayotte
Normandie
Bretagne

Tribune de José Bové et Eva Joly, publiée dans terraeco.net

Luc Guyau, président indépendant du Conseil de la FAO, a terminé son intervention au Parlement européen le 24 janvier 2012 en déclarant : « L’Europe n’a pas vocation à nourrir le monde. » Cette affirmation que nous partageons est surprenante car elle est en opposition frontale avec le discours éternel de la FNSEA, syndicat dont il a été président pendant des années. Elle prend également le contre-pied des déclarations de Nicolas Sarkozy qui fustige les contraintes agro-environnementales qui, selon lui, briment les agri-managers français en les empêchant d’être compétitifs sur les marchés mondiaux. La déclaration de Luc Guyau est encourageante. Elle souligne que l’alimentation des 6 milliards d’habitants de la planète, et l’agriculture qui les nourrit, ne peut être correctement appréhendée qu’en ayant une vision globale des difficultés auxquelles nous sommes confrontées.

Des alternatives en vue
La liste des défis que nous avons à relever est longue : malnutrition, réchauffement climatique, érosion des sols, etc. Elle serait désespérante si nous n’avions aucune solution en vue, ce qui n’est pas le cas. De nombreuses initiatives réalisées par des groupements d’agriculteurs défrichent de nouvelles possibilités. L’élevage à l’herbe permet de se passer de la mono culture du maïs tout en limitant les émissions de gaz à effet de serre. Les paysans qui se sont lancés dans cette voie perçoivent moins de subventions de l’Union européenne que leurs voisins qui appliquent les techniques désuètes du productivisme imposées par l’agro-industrie.
Pourtant, nombre d’entre eux dégagent des revenus plus importants que leurs collègues et sont moins fragilisés par les fluctuations mondiales des marchés mondiaux (pétrole, engrais, aliments pour bétail). Des céréaliers, en mettant en place une rotation des cultures, réduisent l’utilisation des pesticides tout en améliorant la qualité de leurs sols. La recherche agronomique doit accompagner ces précurseurs dans ces démarches d’autonomisation. Des associations de consommateurs comme les Amap explorent également de nouvelles formes de contractualisation directe entre les paysans et les consommateurs.
Ces exemples montrent que le discours des zélateurs du productivisme rencontrent de plus en plus de scepticisme dans les campagnes. Un nombre croissant d’agriculteurs cherche à briser le carcan qui leur est imposé par l’agro-industrie et la grande distribution. Seuls, ils parviennent à démontrer la pertinence économique et environnementale des solutions qu’ils testent et perfectionnent chaque jour. Mais pour leur permettre de s’épanouir, ils ont besoin de nouvelles règles du jeu.

Il faut changer la PAC
La réforme de la Politique agricole commune (PAC) actuellement en débat au Parlement européen offre une possibilité de réorienter notre agriculture. Les décisions qui seront prises dés le mois de juin 2012 par le futur gouvernement influeront fortement sur l’avenir des paysans. Notre priorité est de restaurer la souveraineté alimentaire de l’Europe tout en garantissant une alimentation saine et abordable à nos concitoyens, des revenus équitables aux producteurs sans détruire nos ressources naturelles. Nous sommes persuadés que nous pouvons réussir en renforçant le pouvoir de négociations des paysans face aux multinationales de l’agro-alimentaire pour qu’ils puissent garder une part plus importante de la plus-value générée sur leur ferme. Il faut mettre en place des organisations des marchés efficaces pour éviter que la surproduction n’entraîne des baisses brutales des prix comme nous l’avons vu il y a deux ans dans le secteur du lait. La promotion de l’agriculture biologique doit être un axe prioritaire ainsi que la mise en place d’un plan européen de relance des cultures protéiques.
La productivité finit dans les décharges.

Pas moins de 40% des aliments produits par les agriculteurs finissent aujourd’hui à la poubelle à un niveau ou à un autre de la chaîne alimentaire. Le système de transformation et de commercialisation des produits alimentaires mis en place par une poignée de multinationales est totalement inefficace. Les circuits courts, la vente directe, la consommation de produits de saison doivent être relancés. La recherche agronomique ne doit plus se focaliser sur des gains de productivité marginaux qui finissent dans les décharges. Elle doit repenser l’ensemble de la chaîne alimentaire pour éviter les gaspillages de tous ordres.
Nous ne parviendrons à relever ces défis qu’en unissant les efforts des consommateurs et des agriculteurs pour mettre en place une politique commune agricole ET alimentaire qui préserve nos capacités de production dans le long terme. Une nouvelle alliance pour la souveraineté alimentaire, une agriculture de qualité et de proximité. C’est ce que nous nous employons à faire au niveau européen et français avec EELV (Europe Ecologie – Les Verts). Le renfort de Luc Guyau au niveau international nous montre que nous sommes loin d’être marginaux dans cette lutte.

http://www.terraeco.net/Pour-une-nouvelle-alliance-entre,42197.html

28 février 2012
00:00-23:00
13:00

José Bové sera au Salon de l’Agriculture, porte de Versailles à Paris.

11:00 – 12:00 : Avec Laurent Gerra, il répondra aux question de Stéphane Bern sur RTL
12:30 – 13:00 : Il débattra avec Mme Lambert, vice-présidente de la FNSEA sur l’antenne d’Europe 1

15:00 France O

16:30 : le plateau de France 3 accueillera le débat entre José Bové et Xavier Beulin, président de la FNSEA

22:00 La journée se clôturera sur le plateau de Public Sénat au « 22h » présenté par Sonia Mabrouk

L’utilisation des pesticides est dans le collimateur de nombreuses associations de protection de l’environnement, de syndicats agricoles et de consommateurs qui ont manifesté aujourd’hui au salon de l’agriculture. Malgré les promesses faites lors du Grenelle de l’environnement la France occupe la première place au niveau européen pour l’utilisation des pesticides. La pollution des eaux atteint des niveaux inquiétants. Les abeilles sont la cible collatérale de ces produits toxiques qui participent à la surmortalité qui frappe ces insectes qui sont indispensables pour la pollinisation de nombreuses espèces végétales. Malgré l’insuffisance d’études cliniques fiables, de nombreux médecins n’hésitent pas à incriminer les pesticides utilisés en agriculture dans l’explosion des cancers.

Selon José Bové – Député européen, Vice Président de la Commission de l’Agriculture au Parlement européen.

«Les pesticides tuent, ils sont d’ailleurs faits pour ça ! Il y a une dizaine de jours la justice a enfin reconnu cette évidence en condamnant Monsanto à indemniser un paysan charentais de 47 ans, Paul François, gravement handicapé après avoir inhalé des vapeurs d’un puissant herbicide, le Lasso, pourtant interdit depuis plus de 20 ans au Royaume-Uni. La Mutualité Sociale Agricole ne peut plus ignorer des cas similaires qui sont maintenant considéré comme des accidents du travail. Exiger une réduction drastique de l’utilisation des pesticides, ce n’est pas manifester contre l’intérêt des agriculteurs mais au contraire faire preuve de solidarité à leur égard.
En manifestant aujourd’hui au salon de l’Agriculture, les apiculteurs ne défendent pas uniquement leur gagne pain. Ils luttent également pour de nombreux paysans, en particulier les producteurs de fruits et de légumes, dont la survie économique dépend de la pollinisation effectuée par les abeilles. Sans elle adieu poires, pommes, et cerises….

Comme dans bien d’autres domaines, les engagements pris par M. Sarkozy lors du Grenelle de l’environnement sont restés lettre morte. Ses attaques récentes contre les contraintes environnementales qui plombent la compétitivité de la ferme France sont cyniques et scandaleuses. La Suède a réussi à diviser par deux sa consommation de pesticides sans ruiner son agriculture. Nous devons suivre cet exemple. »

Europe Ecologie


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